mercredi 15 février 2017

Médina

Il faut prendre son temps, s’arrêter. Je me suis posé dans un café de la place R’cif, pour vous décrire ce que je vois. Les tripes et les têtes de mouton
, voisinent, à la porte de la mosquée avec une agence locale de la Société Générale et un étal de quincaillerie, posé sur un drap aux reflets douteux,






qui expose une série d’articles à la Prévert : des cadenas, un pédalier de vélo pourvu d’une ( !) pédale, un robinet qui pourrait bien être en cuivre, si j’en juge par le vert de gris qui le recouvre, un tas de chaussures dépareillées,





des bobines de fil rouge, des rasoirs et des brosses à dents, des vieux fers à repasser,





et je pourrais continuer comme ça longtemps avant d’arriver au raton laveur…..

Comme il ne fait pas encore très chaud, le vendeur de soupe aux pois, a installé son énorme faitout sur son réchaud et je vais peut-être bien aller lui rendre une petite visite… On commence à me connaitre dans le coin, et si, visiblement, certains se demandent bien ce que je viens y faire, c’est toujours avec beaucoup de gentillesse qu’on vient me saluer.




Un rayon de soleil vient de percer et je me sens soudain comme un gros chat…..

 

 

 


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