Vendeur
de babouches de son état, lutin malicieux dont les yeux trahissent en
permanence sa soif de vivre, ce berbère de Tafraout aurait pu (du !) faire
du théatre. Il cite si bien Shakespeare !
Cela
ne l’empêche pas d’être un vendeur de haute compétition. Il vendrait du sable à
un algérien !
Au
détour d’une conversation, en sirotant un thé au Ruined Garden il me parle de
ses 3 enfants, 3 filles, toutes 3 à l’université, c’est sa fierté, de son gout
pour la pêche à la mouche, dada peu banal dans un pays où il y a si peu d'eau, de
la création du monde, parce que, tout de même, on est au Maroc, mais aussi du
doute et de la curiosité dont il regrette qu’ils soient choses si peu partagées
par ses compatriotes.
On
s’est sentis au premier coup d’œil, c’est comme ça. Il sait que cette
camaraderie sera passagère, parce que nous repartirons chacun dans nos univers,
mais c’est sans importance, ce qui est pris n’est plus à prendre…..
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