jeudi 24 novembre 2016

Partir



On est là depuis un an. Christine un peu plus, moi un peu moins. Dans six mois le retour, faute pour Christine de s’éclater dans son travail. Partir. Re-partir…. Le voyage permet-il de vivre, voir et comprendre quelque chose de différent ou ne transporte-t-on avec soi que ce qu’on est déjà, en le projetant sur des réalités que nous ne pouvons pas comprendre ? Qu’en tire-t-on sinon un faux sentiment de possession, incarné par l’expression « on a fait » : on a fait le Maroc et on va bientôt faire les châteaux de la Loire.
Qu’en rapportons-nous ? A part un tapis, des poteries et un plat à couscous ?
Pourtant, serons-nous les mêmes, à notre retour, que ceux que nous étions en quittant Bussy ? A l’évidence non. Au moins aurons-nous essayé de mesurer la distance qui sépare ces deux univers, ce qui les rapproche aussi, ce qui fait que, d’un côté de la Méditerranée comme de l’autre, les hommes et les femmes vivent comme ils peuvent, ni meilleurs ni pires, riches de leur histoire, de leurs souvenirs, de leurs amours, de leurs rêves.
Partir.....
 

1 commentaire:

  1. Plutôt qu'une impression illusoire d'avoir possédé un pays en le visitant, je pense que vivre en terre étrangère , à notre insu, nous pénètre d'elle. On a l'impression de la découvrir et de l'arpenter, mais c'est elle qui s'immisce en nous. On en rapporte des odeurs surtout. Celles ci nous détiennent bien plus que les images, toujours déjà vues.

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