Je
fais observer au portier de notre immeuble que l’ascenseur grince de plus en
plus. Du tac au tac, il me répond : « c’est rien, c’est les
câbles » ! C’est aussi pour ce genre de choses que l’on aime le
Maroc ! On est au-delà du fatalisme oriental, on navigue souvent en plein
surréalisme. Ou peut-être dans le relativisme…. Qu’est-ce que la réalité, d’un
point de vue marocain ? On ne sait pas trop, mais sûrement pas celle à
laquelle nous sommes habitués.
Vous
avez perdu votre téléphone et vous cherchez fébrilement sur les lieux où vous
pensez, peut-être l’avoir égaré… Quel sera le premier réflexe d’un marocain à
vos côtés ? « Assieds toi. Tu veux pas un thé ? »
La
voiture est en panne ? Quelle importance cela peut-il bien avoir dans un
pays où il faut 20 secondes pour trouver un « petit taxi » en ville
et où le ville à ville est desservi par des taxis collectifs ? Et quand
bien même il y n’y aurait pas ces moyens de locomotion, qui vous en voudra
d’arriver avec 2 heures de retard à un rendez-vous ?
Ramener
les choses à leur juste proportion….
Et
qu’importe de savoir si le câble de l’ascenseur a juste besoin d’être graissé
(ce qui était le cas en l’occurrence, c’est réparé, merci) ou si c’est plus
grave. Dans tous les cas de figure, vous faites quoi ? Vous montez vos 6
étages à pied ou vous continuez à écouter grincer votre cabine qui monte ?
Vous voyez bien que vous êtes fataliste aussi…..
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